«Le pire n’est pas derrière nous, il est devant nous», dixit le Pr Laurent Bado

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Posted on by B_Demain

Le Pr Laurent Bado a animé une conférence publique, le jeudi 15 octobre 2015 à Ouagadougou, sur le thème : «Les conditions de construction d’un véritable Etat de droit démocratique au Burkina Faso».

Au milieu, le Pr Laurent Bado, toujours aussi critique

Au milieu, le Pr Laurent Bado, toujours aussi critique

A en croire le conférencier, les crimes économiques et de sang bénéficiaient d’une impunité sous la IV e République. Pour lui, le CDP, parti-Etat, tirait sa légitimité de l’organisation d’élections entachées de fraudes et d’achat de conscience. Si fait que le Burkinabè avait soif de changement. D’où l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre qui a déboulonné Blaise Compaoré du pouvoir. «Le pire n’est pas derrière nous, il est devant nous», a avancé le Pr Laurent Bado qui a dit que les conditions d’un véritable Etat de droit démocratique passe par l’établissement du sens civique et de la bonne gouvernance.
Pour restaurer le sens civique, le Pr Bado a dit qu’il faut une société disciplinée, car, a-t-il dit, sans discipline, il n’y a pas de paix. «Le sens civique, c’est faire prendre conscience à chacun de ses devoirs, de ses responsabilités dans la cité. C’est adopter le principe de la cohésion solide avec des lois et des règles respectées par tout le monde», a-t-il relevé en soulignant qu’il faut travailler à faire comprendre au citoyen qu’il faut l‘action de tous pour que le pays aille bien.

Des explications du Pr Bado, il faut une bonne gouvernance à tous les niveaux de la vie: politique, administrative et institutionnelle. Il a souligné que le nombre pléthorique de partis politiques, le mode de scrutin basé sur le suffrage universel direct, le retard dans les services publics, l’implication des chefs traditionnels dans la politique, l’achat de conscience… sont autant de maux qui minent la démocratie burkinabè. Pour venir à bout de ces maux, il a laissé entendre que le secteur de l’éducation doit être réformé et que les citoyens doivent faire montre d’une plus grande responsabilité. A propos de la prolifération des Organisations de la société civile (OSC), le conférencier a fait le lien avec la faiblesse de l’Etat, en faisant comprendre que des OSC sont financées par des partis politiques.

Joackim BATAO

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