SONABHY : Des travailleurs crient à une mal gouvernance sans précédent

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Posted on by B-Demain

Dans l’écrit ci-après, des travailleurs de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) dénoncent la mauvaise gestion qui est en cours dans leur société depuis un certain temps. Lisez plutôt !

«Il n’est pas fréquent que le personnel de la Sonabhy s’exprime dans la presse au sujet de la gestion de la Sonabhy, mais le management actuel de la structure nous oblige à rompre le silence pour dénoncer la gestion chaotique de la société, notamment les cas du nouvel organigramme et les nominations ; car la prétendue ère nouvelle a honteusement ouvert la voie pour récompenser des nominations de complaisance et un clan qui n’illustre pas la compétence et le mérite.

En rappel, c’est un rapport d’audit qui a préconisé que l’organigramme soit revu, dans le but d’améliorer la qualité et la gestion de la société. Mais force est de constater que l’orientation de l’organigramme sous la nouvelle direction a amené la division et un climat délétère au sein du personnel.

D’abord la commission, mise en place pour l’élaboration de l’organigramme n’était pas inclusive, pire l’organigramme est rentré en vigueur le 1er Aout 2015 sans être adopté par le conseil d’administration, mais adopté à la surprise générale par le ministre de commerce. Or dans ce cas de figure, l’adoption du nouvel organigramme demeure un domaine réservé au conseil d’administration qui doit plancher sur le nouvel outil, faire des amendements s’il y’a lieu avant l’adoption de cet outil. Au vu de ces graves violations des textes, des questions se posent :
– Pourquoi le conseil d’administration n’a pas été le vecteur d’analyse et d’adoption de cet outil combien important dans le management de la Sonabhy ?
– Pourquoi le ministre de commerce a-t-il adopté le nouvel outil alors qu’il n’est pas de ses prérogatives ?

Dans cette même veine, le même organigramme n’est d’ailleurs pas respecté, pour preuve des agents ont reçu des nominations alors que ces postes n’existent point dans le nouvel organigramme. A titre d’exemple : le chargé de protocole de la direction générale, l’organigramme n’en fait pas cas.

Les secrétaires des différentes directions nommées chefs de sections, ne figurent pas dans ce nouvel outil. Pour nous, l’inquiétude est profonde, quand un Directeur général nomme des agents à des postes de travail qui n’existent pas dans le nouvel outil. Reconnaissons qu’il y a un vide juridique ; ce qui constitue une grave violation des textes.

Le nouvel organigramme, entré en vigueur le 1er Aout 2015, a entrainé naturellement des nominations, suscitant au sein du personnel la révolte et l’indignation.

Nominations

Des violations résident dans les nominations, suite à la mise en vigueur de l’organigramme.

En effet, les cadres pensants (directeurs) ont été réduits à des tâches de conseillers, alors que les nouveaux directeurs promus n’arrivent pas à accomplir les tâches primaires.

Aussi le poste de Directeur de l’approvisionnement est revenu à un informaticien au détriment d’un gestionnaire en approvisionnement, bouté hors du pays pour un poste de représentant côtier. Ce qui illustre que, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » n’est pas d’actualité à la Sonabhy. De plus, la nomination du chef de service approvisionnement confirme le favoritisme et le populisme du Directeur General. En effet, l’intéressé ayant échoué à un test interne, et conservant son statut d’ouvrier est nommé chef de service au détriment des cadres qui sont dans la même direction que le nouveau chef des approvisionnements. Dans ce cas indiqué, où se trouve le mérite, si celui qui a gagné le test devient un subalterne de celui qi a échoué ?

Quel signal le Directeur donne-t-il au personnel à travers ces nominations ? Le cas du chargé de communication qui est affecté à la direction commerciale indigne le personnel si bien qu’on se demande si cette mutation n’est pas punitive.

Le Directeur Général de la transition abonde toujours dans le même registre, malgré les correspondances des ouvriers, et des cadres l’interpelant à proscrire, « le favoritisme, et le clientélisme, lui demandant surtout une gouvernance transparente ». Cet appel est passé sous silence, mieux le bimensuel « le reporter »du N°178 du 15 au 30 Novembre 2015 a épinglé la mauvaise gestion de la direction, sans que cela ne l’émeuve.

Dans ce registre des nominations, nous pensons que le pouvoir discrétionnaire dont dispose le Directeur Général ne s’exerce pas extra legem mais doit se reposer sur une consultation préalable des profils recherchés, avant de nommer sur une base logique.

Rappelons, que dans cette lutte de la bonne gouvernance, les travailleurs sont laissés à eux-mêmes, d’autant plus que les délégués et syndicats (nommés directeurs et représentant côtier) rament à contre-courant dans leurs missions respectives ; sachant également que leurs promotions ne répondent pas au mérite, ni à leurs profils.

En conclusion

C’est un euphémisme de dire que l’ambiance est délétère à la Sonabhy, en ce sens que ces manquements sur l’organigramme et les nominations entretiennent la démotivation et le découragement permanent dans les rangs des honnêtes travailleurs. Ainsi, face à ces dérives, nous avons jugé nécessaire d’alerter les citoyens et gouvernants sur les graves irrégularités ci-dessus en dénonçant ces injustices qui ne sauraient rester sans suite.»

Les travailleurs indignés.
BURKINADEMAIN.COM

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