Affaire Sankara: le FPI recommande l’extradition de Blaise Compaoré au Burkina

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Posted on by B_Demain

Le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a accordé une audience au président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, ce 30 décembre 2015 à Ouagadougou. Au menu des échanges, la situation dans la sous-région et la coopération bilatérale entre les deux Etats.
Affi-Nguessan

«Nous avons parlé de la situation politique dans la sous-région ouest africaine, des relations entre la Côte d’ivoire et le Burkina Faso qui sont des relations historiques et anciennes et très proches. Nous avons également parlé de la coopération entre les partis socialistes membres de l’Internationale socialiste dans la sous-région. Nous avons profité pour réitérer nos félicitations au président Roch et à travers lui tout le peuple burkinabè pour l’expérience historique que le Burkina Faso vient de vivre et qui constitue pour toute l’Afrique un motif d’espoir » a avancé M. Affi qui a indiqué que toutes les transformations, toutes les avancées politiques sont possibles dès que le peuple se mobilise.

Selon lui, le Burkina Faso a fait la démonstration de sa volonté de construire la démocratie, de faire progresser les libertés, et de prendre en main son destin.

S’exprimant sur la question de l’extradition de Blaise Compaoré, Pascal Affi N’Guessan a déclaré que le FPI a demandé aux autorités ivoiriennes de se conformer et de faire en sorte que le président Blaise Compaoré soit mis à la disposition de la justice burkinabè.

Pascal Affi a expliqué qu’aucun responsable ne doit fuir ses responsabilités. A ses dires, il ne doit pas craindre la justice de son pays; il doit se mettre à sa disposition pour que la vérité éclate. A l’en croire, cela va permettre de ne pas laisser des bombes à retardement en arrière et d’avancer dans la paix et la stabilité.

Pour finir, il a martelé que le FPI ne va pas abandonner le dossier Compaoré; il avisera, car il pense c’est important que la Côte d’Ivoire soit en phase avec le Burkina Faso.

Joachim Batao

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