Trafic d’ivoire : Sally Jewell au front de la lutte des Etats-Unis contre le fléau

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Posted on by B-Demain

La secrétaire d’Etat à l’intérieur des Etats Unis d’Amérique Sally Jewell, a animé le mardi 19 janvier 2016 une conférence téléphonique sur le leadership dans la lutte contre le trafic de la faune en Afrique et dans le monde. Les échanges ont porté sur la nécessité de la protection des espèces en voie de disparition et les mesures d’interdiction de leur commercialisation par la mise en place d’une collaboration intergouvernementale. Plusieurs pays de l’Afrique dont le Burkina Faso, le Nigeria, le Kenya, le Zimbabwe etc. ont participé à ces échanges de la secrétaire d’Etat Jewell.

Le trafic d’animaux constitue, depuis quelques années, une préoccupation pour les Etats-Unis. Ainsi, en 2013, l’administration du président Barack Obama a mis en place une équipe contre le fléau pilotée par Sally Jewell. La secrétaire d’Etat à l’intérieur des Etats-Unis a justement animé le 19 janvier 2016 une conférence téléphonique sur le trafic des animaux.

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La secrétaire d’Etat américaine à l’intérieur, Sally Jewell, est plus que jamais déterminée dans la lutte contre le trafic de la faune

D’entrée de jeu, la secrétaire d’Etat américaine Sally Jewell a présenté les raisons de la nécessité de protéger les espèces en danger. A titre illustratif, elle a indiqué que dans le monde un éléphant était tué tous les 15 minutes pour son ivoire. Le cas de l’Afrique est éloquent. Ainsi, de 2011 à 2014, on a enregistré 100.000 éléphants tués par des braconniers. C’est une moyenne de 34.000 éléphants tués chaque année. Cela a entrainé l’élimination de la quasi-totalité des grands éléphants et à présent ce sont les éléphanteaux qui sont devenus la cible. Ainsi, si ce problème n’est pas résolu cela risque d’entrainer la disparition de ces espèces, pense la secrétaire d’Etat. Il faut ajouter qu’en plus des éléphants, les rhinocéros sont aussi visés par les braconniers. Elle estime que l’activité de braconnage et de la vente des ivoires est facilitée et encouragée par des entreprises spécialisées dans l’achat d’ivoire. Elle a qualifié ces activités d’« actes criminels » et déclaré la nécessité de « combattre cette activité pour les générations futures ». Toutefois, reconnait-elle, la lutte contre ce fléau requiert l’adhésion aussi bien des pays de provenance de ces animaux que des pays ou entreprises qualifiés d’acheteurs.

Aider les pays africains à ne pas compter sur le trafic des animaux

Selon la secrétaire de l’intérieur Américaine, « il faut aider les pays africains à ne pas compter sur le trafic des animaux » comme un moyen d’enrichissement. Bien sûr, précise-t-elle, il ne s’agira pas pour « nous de s’immiscer dans la réglementation interne des pays » mais plutôt de « collaborer avec ses pays et de leur apporter une assistance de coopération ». Aussi, l’urgence pour certains pays africains d’établir un cadre légal de chasse et de commercialisation des animaux sur le plan international s’impose. En vue de la collaboration intergouvernementale, de nombreux échanges ont été initiés récemment avec des pays africains tels que le Gabon, le Kenya, et la Namibie et des pays asiatiques, afin d’avoir un impact collectif, à en croire la secrétaire d’Etat américaine. Des programmes de formations sont aussi en cours.
Encourager les mesures d’interdiction de la commercialisation prises par certains pays

Sally Jewell, a laissé entendre que la Chine a annoncé l’interdiction totale de la commercialisation de l’ivoire sur son territoire. Pour elle c’est une mesure qui va contribuer à freiner le trafic d’ivoire dans ce pays qui autrefois représentait un marché pour les trafiquants. Cette mesure est déjà en vigueur aux USA. C’est du reste ce qui a justifié, selon Jewell, la saisine d’environ 6 (six) tonnes d’ivoires à New York par la police américaine. Le secrétaire d’Etat a également expliqué que des échanges sont en cours avec des entreprises privées afin de venir à bout du fléau. Egalement, il s’agit de faire en sorte que le cadre légal soit une priorité des pays demandeurs et des pays fournisseurs d’ivoire.
Aux USA des mesures sont prises allant dans le sens d’endiguer le phénomène. Jewell soutient qu’un accord international proposé par son pays est déjà en vigueur et enregistre à présent l’adhésion de 14 Etats. « Nous apportons une assistance aux agents chargés de la faune dans les pays et nous procédons aux contrôles à l’intérieur de nos frontière sur l’importation des ivoires», a conclu la secrétaire d’Etat à l’intérieur des Etats-Unis.

Joachim Batao
BURKINADEMAIN.COM

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