Attentat de Ouagadougou: une fidèle de l’EEID sauvée par sa foi

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Posted on by B_Demain

La jeune Z. D. a échappé au carnage survenu au café-restaurant Capuccino où elle a travaillé 20 mois durant. Cette fervente croyante y travaillait comme serveuse.
CAP

Elle aurait pu être sur la terrasse le soir du vendredi noir où de pauvres personnes ont été fauchées par les balles assassines. Sa chance, rupture de contrat avec la patronne pour convenances personnelles.

De fait, alors que demoiselle Z. D. travaillait le jour, la patronne lui a proposé de travailler la nuit. Proposition acceptée. Au bout d’un moment, elle est allée voir la patronne pour lui dire qu’elle souhaitait bosser le jour, car elle tenait à prendre part aux répétitions de sa chorale à l’Eglise évangélique inter-dénomination et à suivre les cours du soir.

Sa patronne, ayant refusé son offre, a mis fin à la collaboration d’un contrat arrivé à terme en fin novembre. Contre toute attente, elle fut de nouveau rappelée par la bonne dame. Mais Z. D ne se laissera pas faire. Elle a fait savoir qu’elle était disposée à reprendre le service à ses conditions. Ce que la patronne n’a pas admis et la séparation a été définitive, au début du mois de décembre dernier.
Cela étant, son salaire ne lui avait pas été versé sur le coup. La patronne a probablement voulu jouer sur ses nerfs pour voir si elle reviendrait sur sa décision. C’était mal la connaître. Pour finir, son salaire a été versé sur son compte bancaire. Mais, elle ne se précipitera pas en banque, elle a pris son temps et attendu le jeudi 14 janvier pour aller le retirer.
Elle a levé la dîme, prié sur le reste de l’argent et murmuré, avant de se coucher, la nuit. C’est ainsi qu’elle a appris le lendemain que le café-restaurant Capuccino a été attaqué.

Au cours de cette attaque, la patronne a perdu la vie. En outre, un jeune serveur qui se trouvait sur la terrasse, lieu où elle aurait pu être ce soir-là, a reçu une balle dans le bras. Il doit sa vie à la rapidité de ses jambes.

Anderson Koné

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