Santé maternelle : Les parlementaires burkinabè s’engagent

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Posted on by B-Demain

Face aux difficiles conditions sanitaires de la mère et de l’enfant au Burkina, encore caractérisées par des taux de mortalité inquiétants ; des députés veulent apporter leur contribution. Avec le soutien de l’ONG Médecins du Monde France et sous la houlette de l’Honorable Marie Laurence Ilboudo/Marshall, une rencontre de réflexion et d’échanges en vue de la création d’un réseau de parlementaires ‘’Femme et Développement au Burkina’’ a été organisée à cet effet le 16 février 2016 à 0uagadougou.

Photo de famille des participants à l'ouverture de l'atelier de réflexion

Photo de famille des participants à l’ouverture de l’atelier de réflexion


Réseau des Parlementaires ‘’Femmes et Développement’’ au Burkina Faso, en abrégé, RéPaFeD/BF. C’est la dénomination de la nouvelle structure en gestation à l’Assemblée nationale en vue d’une contribution des parlementaires burkinabè sur la cruciale question de la santé de la mère et de l’enfant dans le pays.
Le présidium de la rencontre, au milieu, le 1er vice-président Bénéwendé Sankara

Le présidium de la rencontre, au milieu, le 1er vice-président Bénéwendé Sankara


La mise en place du RéPaFeD/BF était en effet, ce 16 février 2016 à Ouagadougou, au centre d’un atelier de réflexion et d’échanges. Cette rencontre a été organisée en partenariat avec Médecins du Monde France. L’ONG humanitaire française intervient depuis bientôt 40 ans sur les questions de la santé sexuelle et reproductive, de la malnutrition au BurKina Faso, notamment dans le Sahel.

Santé sexuelle et reproductive

Le présent atelier a permis aux parlementaires de mieux s’imprégner de la situation sanitaire et socioéconomique de la femme burkinabè. Le RéPaFeD/BF entend œuvrer dans trois domaines que sont la santé sexuelle et reproductive ; l’accès à l’éducation et l’autonomisation économique des femmes. D’où donc le thème choisi «Rôle du leader parlementaire dans l’autonomisation économique et la promotion des droits sexuels puis reproductifs des femmes burkinabè. La rencontre a surtout permis aux parlementaires de prendre la mesure des défis à relever dans le domaine de la santé maternelle et reproductive au regard de la situation qui y prévaut.

La coordonnatrice du RéPaFeD BF, Marie Laurence Ilboudo/Marshall

La coordonnatrice du RéPaFeD BF, Marie Laurence Ilboudo/Marshall


Situation de la santé maternelle et infantile au Burkina

Malgré les progrès enregistrés au cours de la dernière décennie, la situation sanitaire de la mère et de l’enfant est loin d’être très reluisante. En tout cas, c’est qui ressort de l’exposé fait par Docteur Isabelle Bicaba, directrice de la santé de la famille. Ainsi, selon les données de l’enquête démographique de santé de 2010, le Burkina avait un indice de mortalité maternelle de 341 pour 100 000 naissances vivantes. L’indice de mortalité infantile est de 129 pour 1000 enfants de moins de cinq ans.
Le taux des accouchements assistés dans les formations sanitaires restait était à peine 50 % dans des zones comme le Sahel pendant que le taux de mortalité néo-natal était de 28 pour 1000 enfants»
En matière de planification familiale, l’indice synthétique de fécondité est de six enfants par femme, avec un taux de prévalence contraceptif de 15%.

C'est autour de ce noyau dur que se regrouperont les parlementaires porter la question de la mère et de l'enfant

C’est autour de ce noyau dur que se regrouperont les parlementaires pour mener le plaidoyer sur la question de la mère et de l’enfant


Le plaidoyer a commencé

Outre les membres du RéPaFeD/BF, des membres d’ONGs et d’associations ont pris part à ces événements. L’occasion était belle pour les uns et les autres de plaider pour la cause de la santé maternelle et infantile. Ainsi, il a été souhaité le maintien à hauteur d’au moins de 500 millions de subventions aux produits contraceptifs ; au lieu des 350 millions concédés la dernière fois. Pire, le montant de cette subvention annuelle serait même passé à seulement 150 millions. C’est pourquoi, certains ont plaidé par exemple pour que ces 150 millions soient revus à la hausse lors de la prochaine révision de la loi de finance budgétaire. «Que cette journée soit d’un plus grand intérêt pour la prise en compte de la femme comme actrice principale de développement », s’est félicité Bénéwendé Sankara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, à l’ouverture de l’atelier. Même optimisme chez l’initiatrice du Réseau Marie Laurence Ilboudo/Marshall, qui a émis le vœu que tous les acteurs –ONGS ; associations et pouvoirs publics travaillent en synergie pour plus d’efficacité dans les actions.

Bazomboué Grégoire Bazié
BURKINADEMAIN.COM

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