8 mars à Ouaga : Ce sera en grande pompe, malgré tout

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Posted on by B-Demain

Comme à l’accoutumée, la Journée internationale de la femme sera commémorée au Burkina Faso. A Ouagadougou, diverses manifestations sont au programme de la célébration. Pour en parler, la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo/Hien était l’invité du JT de 20 h de la Télévision nationale.

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien

En l’espace d’une journée, les Burkinabè, en particulier ceux de Ouaga, vont mettre entre parenthèse leur problème de sécurité né des attaques du 15 janvier et le débat sur les Kolweogho pour célébrer l’autre moitié du ciel. Il s’agit de la commémoration de la 159e Journée internationale de la femme au plan national sous le thème : « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ».

Dans son intervention sur les antennes de la Télévision nationale, ce lundi 7 mars 2016, la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo/Hien a parlé d’une célébration dans la mesure, sans extravagance.

Mais, ce sera malgré tout en grande pompe, puisqu’il est question de parade populaire sur l’avenue de la Nation devant les ‘’koutrou’’ de la République. Et il n’est même exclu en plus des expositions et autres concerts, qu’il y ait aussi dans des djandjoba pour celles ou ceux qui en ont les moyens. C’est cela aussi le 8 mars sous nos cieux, même si cela ne contribue pas au changement de la condition féminine.

 

Le show aura bel et bien lieu

Le show aura bel et bien lieu

Beaucoup de promesses de cadeaux aux femmes burkinabè

 La présente célébration du 8 mars intervient dans un contexte particulier, celui de nombreuses promesses de cadeaux sanitaires aux femmes. En effet, lors de son dernier conseil des ministres, le gouvernement Thiéba a pris un certain nombre de mesures destinées à offrir gratuitement des prestations sanitaires cruciales pour les femmes. Il s’agit de la gratuité des accouchements, du dépistage du cancer du col de l’utérus, etc. Avec tous ces acquis sur papier et devant être traduits dans les faits à partir d’avril prochain, la tentation est vraiment grande chez les femmes burkinabè de se laisser aller, de faire vraiment la fête. En tout cas, la marraine de la célébration, l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, devrait être dans son élément ; elle qui il y a quelques semaines seulement, était à la tête d’un mouvement de femmes plaidant pour la gratuité du dépistage du cancer du col de l’utérus dans le pays, compte de la pauvreté de l’autre moitié du ciel. Et maintenant que le gouvernement a abondé dans ce sens, elle peut que ressentir ce sentiment légitime d’avoir contribué à quelque chose de très important pour ses sœurs.

Et ce n’est pas tout : le Premier ministre Paul Kaba Thièba a promis dans sa déclaration de politique générale la corvée zéro pour les femmes en matière d’accès à l’eau potable qui a un impact évident sur la santé des mères et des enfants. Et l’espoir est tant permis, le réflexe naturellement est de fêter. Mais, gare aux lendemains de fête déchanteurs.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

 

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