Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Fidèle à sa vision de laisser parler les Africains eux-mêmes que de parler à leur place, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop a échangé ce mardi 12 avril via une visio-conférence depuis Washington avec les jeunes de plusieurs capitales africaines dont Ouagadougou sur la problématique de l’employabilité.

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique
Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique

En marge de la tenue à Washington des réunions du printemps de la Banque mondiale, son vice-président pour l’Afrique, Makhatar Diop s’est entretenu mardi dernier via une visio-conférence avec la jeunesse africaine sur une question la concernant : l’employabilité.
«Notre vice-président pour la région Afrique a voulu s’entretenir avec la jeunesse pour avoir leurs préoccupations en termes de conduite dans les différents pays, de blocages à l’auto-emploi des jeunes», explique à Ouagadougou Adjaratou Savadogo, intérimaire du représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina.

Les échanges ont été très nourris entre participants de Ouaga
Les échanges ont été très nourris entre participants de Ouaga

Obstacles à l’auto-emploi

Avec les jeunes d’Accra, Abidjan, Abuja, Monrovia et Ouagadougou , Makhtar Diop a eu un dialogue direct. A Ouagadougou, les débats ont été particulièrement nourris entre responsables de la Représentation nationale de la Banque mondiale, les jeunes et représentants du secteur privés burkinabè. Tour à tour, Adjaratou Savadogo ; Lionel Yaro, chargé de communication et Claude Bationo, chargé des opérations et Mariam Diop, Economiste principal de la BM Burkina ont donné leur lecture de la question de l’employabilité qui exige que chacun des acteurs y compris la Banque mondiale prenne ses responsabilité afin que des solutions idoines y soient trouvées. Les problèmes de financement, d’accompagnement et de formation des jeunes promoteurs par l’Etat, la fiscalité et l’inadéquation entre les systèmes d’enseignement et les besoins en ressources humaines des entreprises locales ont ainsi été évoqués comme obstacles à l’auto-emploi de la jeunesse.
Les jeunes burkinabè ont été invités à prendre plus d’initiative, à ne pas craindre l’échec et à ne pas tout attendre de l’Etat dont les capacités d’absorption des sans-emplois restent très limitées face à la forte demande. Ainsi, l’on estime à 300 000 le nombre de jeunes qui sortent chaque année des écoles, toutes catégories confondues et qui sont à la recherche de leur premier emploi dans un contexte où l’Etat emploie moins de 10 000 par an.

Adjaratou Savadogo, intérimaire de la Représentante Résidente de la Banque mondiale a salué la participation des jeunes burkinabè à l'initiative
Adjaratou Savadogo, intérimaire du Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina, a salué la participation des jeunes burkinabè à l’initiative

Développement économique

«Des échanges ont eu lieu entre le vice-président et les jeunes africains dans plusieurs pays. Nous avons eu l’opportunité d’écouter cette jeunesse et de mesurer l’ingéniosité qu’elle développe par rapport aux stratégies et aux idées novatrices pour pouvoir créer des emplois et être autonomes vis-à-vis d’un certain nombre de préoccupations, notamment leur développement économique et leur survie», assure Adjaratou Savadogo .
Et d’ajouter : «En tant qu’institution, nous travaillons pour appuyer le gouvernement dans sa propre stratégie au niveau de l’Etat burkinabè il y a un certain nombre d’initiatives qui sont développées pour permettre une employabilité de la jeunesse et nous en tant qu’institution de financement nous accompagnons l’Etat burkinabè de manière à ce qu’il y ait des financements ou des renforcements de capacités et d’orientation de la jeunesse»

Martin Philippe
Lydie Botoni et Nadia Compaoré (Stagiaires)
Burkna Demain

 

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