Emile Kima va-t-il redorer son blason avec une victoire de Marine Le Pen ?

Posted on by B-Demain

Si le second tour de la présidentielle française ce dimanche 7 mai devrait consacrer une victoire de Marine Le Pen, un Burkinabè de la diaspora, notamment Emile Kima, ancien ambassadeur de la paix et pro-Gbagbo, sera particulièrement heureux. Très actif dans la galaxie Gbagbo, l’ivoiro-burkinabè voit en une éventuelle victoire de la candidate frontiste une victoire aussi de la lutte anti-FrançAfrique, interrompue en avril 2011 avec l’éviction de Laurent Gbagbo du pouvoir.

Emile Kima, un des fervents soutiens de Marine Le Pen en Afrique, aura-t-il le sourire au soir du second tour de la présidentielle française ?

Emile Kima, le très controversé président de la Fondation pour la paix et la réconciliation en Afrique de l’Ouest (FPAO), est devenu à  la faveur de la présente présidentielle française, un élément clé en Afrique de l’Ouest du dispositif de campagne de Marine Le Pen en direction des Burkinabè et Africains de France.Même sans droit de vote, il se pose en avocat acharné de la candidate de l’extrême droite française.

««Nous n’avons certes pas de droit de vote, mais nous invitons nos frères de la diaspora qui ont la nationalité française à accompagner cette dame à Elysée. On nous fait croire que Marine Le Pen est raciste et xénophobe. C’est faux, elle dit très souvent la vérité et ça fait mal…Le Front National n’est pas un petit parti, ils ont des élus, nous avons jamais appris qu’un africain a été rapatrié par un élu», soutient Emile Kima.

L’ivoiro-burkinabè croit aux promesses de Marine Le Pen de donner aux pays africains leur indépendance politique et économique. Le Pen à l’Elysée, ce sera la fin de FrançAfrique tant combattue au temps du président Laurent Gbagbo.

Redorer son blason

Au-delà de la question de l’indépendance politique et économique  du continent, l’on imagine qu’une victoire de Marine Le Pen devrait permettre aussi à notre compatriote de Côte d’Ivoire de rompre avec son statut de citoyen ordinaire. Très puissant pendant le régime Gbagbo, l’on pourrait dire qu’Emile Kima est dans une phase de traversée du désert depuis l’avènement du pouvoir Ouattara. Arrêté et incarcéré en octobre 2013 pour escroquerie portant sur des centaines de millions de francs, Emile Kima sera finalement libéré après plus d’un an de détention.

L’on était même arrivé à l’oublié jusqu’à ce que cette présidentielle le ramène sous  les feux de la rampe. Si les Français optent finalement pour Marine Le Pen, ça pourrait être le grand retour pour lui. Et peut-être, qui sait, pour son ami Blé Goudé ou même le président Laurent Gbagbo, tous deux incarcérés à la Haye.

Mathias Lompo

Burkina Demain

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