Centre d’excellence africain: Au cœur de la problématique de l’eau et de l’agriculture

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Posted on by B-Demain

Le Burkina Faso, à l’instar de huit autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre bénéficie du projet Centre d’excellence africain (CEA) initié par la Banque mondiale. En effet, c’est un projet qui vise à travers la formation et la recherche de haut niveau, à apporter des solutions à la problématique de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et de l’environnement. Le projet est conduit par l’Institut International d’Ingénierie, de l’Eau et de l’Environnement (2iE) de Ouagadougou. Il dispose d’un budget global de huit millions de dollards US, pour une durée de 4 ans (Octobre 2014-juin 2018). Mais, en quoi ce centre peut-il contribuer à améliorer l’accès à l’eau et à la sécurité alimentaire des sous-régions Ouest et Centre africaines ?

Les enjeux de l’eau et de l’agriculture au coeur des préoccupations

Ils sont plus d’une centaine d’étudiants des cycles Bachelor, Master et Doctorat inscrits à l’institut 2IE qui ont été sélectionnés dans le cadre du projet CEA de la Banque Mondiale. Ils mènent leurs études sur le projet « : Centre d’Excellence pour la formation et la recherche en Sciences et Technologies de l’Eau, l’Energie et l’Environnement en Afrique de l’Ouest et du Centre ».

Les CEA : permettre à l’Afrique de trouver ses propres solutions

L’Afrique connaît une insuffisance de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs en plein essor. La solution à ces pénuries passe par la formation et la recherche dans des secteurs clés de développement socio-économique tels l’eau et l’agriculture. Et justement, les CEA s’inscrivent étroitement dans cette vision.

Selon Peter Materu, responsable du secteur de l’éducation pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à la Banque mondiale « Les étudiants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont impérativement besoin de programmes scientifiques et technologiques de qualité pour pouvoir se positionner sur les marchés de l’emploi… ».

Pour lui, le CEA est une initiative « gagnant-gagnant », car précise t-il cela éviterait aux jeunes de s’expatrier et permettra aux entreprises de trouver « des profils pointus sans devoir faire appel à des expatriés… »

L’apport du centre d’excellence africain au Burkina Faso

Le coordonnateur du CEA, Pr Harouna Karambiri

Le secteur agricole burkinabè contribue pour 35 % au produit intérieur brut (PIB) du pays et emploie 82 % de la population active. Cependant le secteur souffre  de l’insuffisance de formation des ressources humaines.

Afin de pallier cette insuffisance, le pays a inscrit dans son Plan d’Action de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE), le renforcement des ressources humaines de l’administration publique de l’eau.

Le Pr Harouna Karambiri, coordonnateur du CEA a souligné à ce propos que son institut a signé un protocole d’accord avec le Ministère de l’enseignement supérieur pour former 120 ingénieurs dont certains achèvent leur formation en fin 2017.

On pourrait espérer qu’au vu des nombres d’étudiants et de professionnels a formés que la relève de main-d’œuvre qualifiée est assurée. On peut citer en exemple Boris Compaoré le premier de sa promotion à soutenir son mémoire de Master en Eau et Assainissement. Son travail a été sanctionné par la mention « très bien ».

Joachim Batao

Burkina Demain

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