Promotion de la filière photovoltaïque au Burkina : l’ARSE et ses partenaires techniques en discutent

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Posted on by B-Demain

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE ) et ses partenaires en l’occurrence l’Union européenne ont eu une rencontre de concertation ce 26 juillet 2017 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur les conditions de développement de la filière photovoltaïque à travers une réglementation du secteur.

C’est la présidente de l’ARSE Mariam Nikièma qui a présidé la rencontre de concertation

L’ARSE s’est engagée à mettre à profit le soleil au Burkina Faso. C’est dans cette perspective qu’elle a bénéficié en juin 2016, du programme « Energie Durable pour Tous (SE4ALL) dans son volet Facilité d’Assistance Technique, de l’appui de l’Union Européenne.

Les travaux de la rencontre ce mercredi ont  porté sur « la mise en place des conditions technico-économiques pour le soutien au développement de la filière photovoltaïque raccordée au réseau au Burkina Faso ». Ces travaux  sont le résultat de trois séances d’activités.

Favoriser le développement du photovoltaïque raccordée au réseau

Selon la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) Mariam Nikiéma, notre pays dispose d’un gisement solaire immense. Son exploitation doit être soumise à une réglementation dira-t-elle. C’estd’ailleurs tout le sens de cette rencontre entre son institution, les partenaires techniques et financierset le ministère de l’énergie.

A l’ouverture, elle a expliqué que les travaux consisteront à proposer des outils techniques, économiques, financiers et juridiques permettant à l’ARSE de déterminer des tarifs de rachat du kwh photovoltaïque. Lesquels outils devront permettre également la mise en place de méthode devant favoriser le secteur. Et pour elle, « on ne va pas sur ce champs de bataille tous azimuts, il faut des règles ».

Pour sa part, le représentant de l’Union Européenne, Andrea Leone,a rassuré l’ARSE de la disponibilité de son institution à « accompagner le secteur de l’énergie à travers ces outils et instruments ».

Appréciant les innovations contenues dans la nouvelle loi sur l’énergie, il a souhaité par ailleurs que les résultats de ces travaux servent de « cadre d’élaboration des décrets d’application » de celle-ci.

« Parvenir à une électricité abondante et abordable »

Le rapport final devrait offrir les conditions aux producteurs indépendants qui disposent d’énergie et qui souhaitent la vendre à la SONABEL. Il aura un cahier de charge, une feuille de route, les termes des contrats, les mécanismes de vérification des équipements etc. qu’ils devront respecter dira la présidente.

Dès que nous allons finir cette étude rassure-t-elle ça sera « du prêt à porter maintenant » car tous les sillons pour parvenir a « une électricité abondante et abordable » seront tracée.

De l’avis du représentant du ministère de l’énergie, Mamadou Ouédraogol’intérêt pour le solaire n’est plus à démontrer. C’est une « ressource endogène que nous devons exploiter pour nous permettre d’améliorer le mix énergétique ».

L’exploitation du solaire a beaucoup d’avantages et va permettre de réduire la sortie de devises pour l’achat des hydrocarbures pense t-il. C’est une énergie « propre et respectueuse de l’environnement »,achève-t-il de dire.

Pour lui c’est une option qui devrait permettre de réduire considérablement les coupures d’électricité. Car, en « combinant les différentes sources on est certains d’avancé vers la fin des coupures d’électricité ».

Joachim Batao

Burkina Demain

Le présidium à l’ouverture de la rencontre de concertation, de gauche à droite, le représentant de l’UE Andrea Leone, la présidente de l’ARSE Mariam Nikièma et le représentant du ministère de l’énergie, Mamadou Ouédraogo

 

 

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