Gestion des ressources forestières : le 3ème appel à projet du FIE officiellement lancé

Spot SERRO
Posted on by B-Demain

C’était annoncé. C’est à présent fait. Le troisième appel à projet du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), doté d’une enveloppe financière de 2 milliards de F CFA, est désormais opérationnel. Le lancement officiel a eu lieu ce 11 août 2017 à Dédougou, dans la Boucle du Mouhoun, sous le patronage du Premier ministre.

Batio Nestor Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, déclinant les grands lignes du projet

«Subventionner des initiatives locales de gestion durable des ressources forestières et d’adaptation aux effets néfastes du changement climatique».

C’est sous ce thème qu’a eu lieu ce 11 août 2017 à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun le lancement officiel du 3èmeappel à projet du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE).

Placé sous le patronage du Premier ministre Paul Kaba Thiéba représenté par le ministre des ressources animales et halieutiques, Somanogo Koutou ;  l’évènement a réuni autorités gouvernementales et locales ; partenaires techniques et financiers ; représentants d’associations ou organisations non gouvernementales œuvrant pour la gestion des ressources forestières ; différentes couches de la population.

Une enveloppe de 2 000 000 000 F CFA

Au lancement du 3e appel à projet du FIE ce 11 août 2017 à Dédougou

Dans son discours de lancement, Batio Nestor Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, a indiqué que ce 3ème  appel à projets du FIE est doté d’une enveloppe financière de 2 milliards de FCFA dont 1,5 milliard des partenaires techniques et financiers  et 0,5 milliards du budget de l’Etat.

Comme l’indique le thème, le but de l’initiative, c’est « de susciter et subventionner des initiatives locales en matière de gestion durable des ressources forestières et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques ».

En  phase avec la mise en œuvre du PNDES

Cet appel s’inscrit, de ce fait, a ajouté le ministre Bassière, dans la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) dont un des objectifs stratégiques de l’axe 3 (Axe 3 : dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois) vise à inverser la tendance de la dégradation de l’environnement et assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales.

De ces propos, il ressort que ce Fonds est né de la persistance des défis environnementaux dans notre pays dont l’ampleur ne cesse de croître en raison de la rareté des financements du secteur. Le gouvernement a donc mis en place officiellement en 2015 le FIE en vue de « doter l’Etat, d’un outil financier nouveau, souple, pérenne et national pour répondre à ces enjeux environnementaux».

Répartition de l’enveloppe par régions et acteurs concernés

Six régions du Burkina sont concernées par le présent appel à projets. Il s’agit des régions couvertes à ce jour par le FIE et qui disposent sur les deux (02) milliards de l’appel à projets, les enveloppes à absorber selon la répartition suivante : le Centre-Ouest pour 220 millions de FCFA ; les Hauts-Bassins pour 220 millions de FCFA ; les Cascades pour 220 millions de FCFA ; le Sud-Ouest pour 400 millions de FCFA ; le Nord pour 400 millions de FCFA et la Boucle du Mouhoun pour 540 millions de FCFA.

Pour ce qui est des acteurs éligibles, Nestor Bassière a souligné qu’ils sont repartis en trois (03) groupes. Ce sont donc, le secteur privé pour une enveloppe à absorber de 800 millions de FCFA, les Organisations de la Société civile pour 700 millions de FCFA et les collectivités territoriales pour 500 millions de FCFA.

Les attentes sont nombreuses. Il s’agit de la réduction des tendances actuelles de dégradation de l’environnement et donc des pertes économiques liées ; de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques ; d’accompagner le développement économique du pays en créant des richesses et des revenus dans les filières de l’environnement et des ressources naturelles ; de la réduction de la pauvreté par un mode d’intervention approprié auprès des bénéficiaires directs et indirects des actions environnementales financées par le Fonds, a insisté le ministre de l’économie verte.

Plantation d’arbres, remises de kits et de véhicules

le Premier ministre était représenté par le ministre des ressources animales et halieutiques, Somanogo Koutou (à gauche)

Le directeur général du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, a quant à lui remercié les PTF, les autorités administratives et coutumières pour leur accompagnement et particulièrement le ministre Batio N Bassière pour sa  « proximité avec le dossier du FIE » et  son « engagement à faire de cet outil un instrument financier national au service de l’environnement ».

Plusieurs activités ont ponctué la cérémonie du lancement. Il s’agit entre autres des remises des kits aux différentes structures concernées, de la remise de plusieurs véhicules à la direction générale du FIE  par les PTFs et enfin, de la plantation d’arbres.

Bref rappel sur le FIE

le DG du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, a rendu hommage aux acteurs de l’évènement

Le Fonds d’investissement pour l’environnement, faut-il le rappeler,  est un Fonds d’Etat, créé par la loi n°00065-2013/AAN du 02 avril 2013, portant code de l’environnement au Burkina Faso. Il est placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’environnement et la tutelle financière du ministère des finances.

A ce jour, le FIE a permis le lancement de trois appels à projets dont les deux précédents, avec une enveloppe de deux (02) milliards de francs CFA ont contribué au financement de 173 projets en cours d’exécution dans trois (03) régions que sont l’Ouest, le Centre-Ouest et le Nord, selon le directeur général Wango Fidèle Yaméogo.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Leave A Response

*