Les journalistes à l’école de la météorologie

Posted on by B-Demain

Le ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a tenu à l’endroit des journalistes un atelier de formation du 23 au 24 Octobre 2017. La formation qui s’est déroulé à Ouagadougou, a porté sur le traitement et la diffusion de l’information météorologique. A cette occasion, l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a été également présentée. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Jean Paul Bazié, directeur du cabinet du ministère des transports, représentant le ministre.

Photo de famille à l’ouverture de la formation présidée par le représentant du ministre des Transports Jean Paul Bazié (au milieu et au premier rang)

Ils sont une trentaine de journalistes qui ont été outillés à la compréhension des concepts, de la maîtrise des sources de traitement et d’information météorologiques.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du ministre des transports, Jean Paul Bazié a expliqué le bien fondé d’une telle initiative. « Le présent atelier vise à renforcer les capacités des acteurs que vous êtes au regard de votre rôle de diffusion de l’information climatique  auprès des producteurs et utilisateurs des différents secteurs socio-économique » dira t-il.

C’est pourquoi une meilleur compréhension des mots, terminologies et concepts météo s’avèrent nécessaire juge t-il. Pour lui cette formation donnera réponse à la question de l’appropriation des informations etproduits météorologiques par les utilisateurs et les décideurs pour les prises de décisions.

Ces 48heures  de travauxont été ponctuées par deux grandes phases. Une, consacrée à la théorie et l’autre à la pratique des acquis de la formation.

Pour la première phase, les journalistes se sont familiarisés aux grands concepts de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), puis du processus de collecte et traitement des données météorologiques.

Intégrer les informations météo pour « mieux faire les prévisions »

Le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo

Sur cette partie, c’est le directeur général de l’ANAM, Ernest Ouédraogo qui à fait une présentation de sa structure. Il a indiqué que l’ANAM est l’entité responsable de la fourniture des données et produits météorologiques au Burkina Faso. Elle doit faire en sorte « que les populations comprendre les concepts de variation du temps et du climat ». Les  populations doivent intégrer les informations de la météo afin de« mieux faire leur prévision » a t-il conseillé.

Toutefois, il dit reconnaître que les efforts de vulgarisation des informations de l’ANAM restent insuffisants. C’est pourquoi, « nous venons vers vous afin que vous nous aidiez à rendre accessibles nos informations » a-t-il demandé aux journalistes.

Quelques difficultés relevées par les journalistes

Le communicateur Michel Nikiéma, fera savoir que de façon naturelle, le climat à toujours varié. Mais le souci de nos jours, c’est que l’homme y contribue fortement avec ses actions. Il a indiqué qu’on pourrait enregistrer un changement de 2° à 3° Celsius d’ici la fin du siècle. Il a ajouté qu’au niveau de la pluviométrie, il ne devrait pas avoir de grand changement d’ici 30 ans au Burkina Faso.

Sur l’aspect de la pratique, c’est un bulletin météo en guise d’exercice qui a été soumis aux journalistes. La définition des concepts, mots clés  et leur  compréhension feront l’objet de débat.

Ici, les journalistes ont traduit leur difficulté quant à la définition en terme simple de certains concepts météo afin de les rendre accessibles aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Malgré ces difficultés, Victor Malick, l’un des communicateurs du jour dira « faites un effort de trouver des termes qui traduise l’information météo telle que donnée par l’ANAM sens trahir le sens du message ».

Joachim Batao

Burkina Demain

 

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