Roch Marc Christian Kaboré : «Si j’ai des casseroles quelque part, je répondrai devant la justice»

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Posted on by B-Demain

Invité ce dimanche 5 novembre, sur ses propres installations de Kosyam,  de l’émission ‘’International’’ des médias français Radio France internationale et  Le Monde) ; le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est prononcé sur les grands dossiers judiciaires de la République, notamment ceux de Thomas Sankara et de Norbert Zongo qui impliquent respectivement  son prédécesseur Blaise Compaoré et son frère cadet François Compaoré,  récemment interpellé à Paris, puis relâché.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a livré sa part de vérité sur les dossiers judiciaires

Sur le dossier Norbert Zongo, le président Kaboré s’est réjoui déjà du fait que le mandat d’arrêt émis par la justice de son régime ait connu une exécution sur le sol français avec l’interpellation de François Compaoré à Paris.  Et d’espérer que ce dernier soit extradé vers le Burkina afin qu’il vienne répondre de ce qui lui est reproché devant la justice.

A l’écouter, tous les responsables politiques y compris lui-même, devraient être en mesure devant la justice en cas de besoin, soulignant la question de la redevabilité de tous devant la justice.

«Tout comme les autres chefs d’Etat, si j’ai des casseroles quelque part, je répondrai également devant la justice». C’est pourquoi, explique-t-il, ce n’est pas en l’honneur de son prédécesseur Blaise Compaoré de se soustraire à la justice. Il devrait donc être en mesure de rentrer de l’exil pour répondre de ce qui lui est reproché dans le dossier Thomas Sankara, qui avance à ses dires.

«Des résultats dans les secteurs de la santé, de l’électrification et de l’éducation»

Toutefois, le président kaboré s’est gardé de revendiquer  l’héritage du leader de la Révolution burkinabè dont il reconnaît le rôle important joué dans l’histoire du pays, tout exprimant la nécessité de continuer dans la promotion du travail patriotique, dans l’intérêt supérieur de la Nation, comme cela se faisait du temps de Sankara.

Par ailleurs, sur la question des difficultés qu’il éprouve à répondre aux attentes du peuple insurgé du Burkina dont une partie a encore pris par milliers la rue ce samedi 4 novembre pour appeler son pouvoir à l’action et à la tenue des promesses de bonne gouvernance, le chef de l’Etat, qui est presqu’à mi-mandat de son quinquennat, dit comprendre l’impatience de ses compatriotes. Mais, il s’empresse d’ajouter que le meilleur est à venir car, assure-t-il, la lutte contre la pauvreté se gagne sur les moyen et long termes, soutenant que les choses bougent sur le front de la santé, de l’électrification et de l’éducation. «Des résultats ont déjà été engrangés » dans ces secteurs, a indiqué le président kaboré, en faisant référence pour ce qui est du domaine de la santé, des mesures de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

Alors que de leurs côtés, les membres de l’Unité d’action syndicale qui ont manifesté la veille, sont loin de voir les choses en rose et appellent le régime à se ressaisir.

Christian Tas

Burkina Demain

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