Constitution de la 5e république : Le CFOP pour l’adoption par référendum

Posted on by B-Demain

Ces derniers temps la question du vote des Burkinabè de l’étranger et la voie d’adoption de la nouvelle constitution sont les sujets qui alimentent les réseaux sociaux et défraient la chronique. Une semaine après la rencontre du président du Faso avec les acteurs politiques (majorité présidentielle et opposition politique), l’on en sait un peu plus sur la position du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) sur ces questions. Au sortir ce 25 avril d’une rencontre avec l’artiste chanteur burkinabè résidant au Canada Bebeto Lonsili ; le CFOP a décliné les options de l’opposition sur ces 2 sujets de grands enjeux démocratiques pour notre pays.

Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, l’adoption de la nouvelle Constitution doit passer par un referendum

Le 18 avril dernier le chef de file de l’opposition était reçu par le président du Faso. L’objet de la rencontre avait porté sur le vote des Burkinabè de l’étranger et la voie d’adoption de la nouvelle constitution.

Si pour le premier point la position de l’opposition semblait plus ou moins connue, cela n’était pas le cas pour le deuxième point, à savoir la voie par laquelle il faudra adopter la Constitution de la 5e République. Là-dessus, Zéphirin Diabré a été on ne peut plus clair. Il faut, dit-il, consulter le peuple, c’est-à-dire passer par la voie référendaire pour l’adoption de la nouvelle constitution.

Se fondant sur les dispositions de droit, Diabré a déclaré que cette « nouvelle constitution ne peut être adoptée que par référendum ». Et de marteler que « la position de l’opposition est très claire». Pour lui, ceux qui militent pour l’adoption par la voie parlementaire de la nouvelle constitution se sont « trompés d’époque et il faut qu’ils relisent un peu leur document de droit ». Pour le CFOP, il n’y a pas de débat à mener sur ce qui est clair.

« Les Burkinabè de l’étranger sont à l’image du Burkina Faso, il y a toutes les sensibilités »

En ce qui concerne le vote des Burkinabè de l’extérieur, Zéphirin lance aussi : « notre position est très claire depuis toujours ». Il estime qu’il y a eu trop de rendez-vous manqués et qu’il est temps que les Burkinabè de l’étranger votent. En cela, Zéphirin pense  qu’il faudra « qu’on le fasse dans un esprit d’ouverture et ne pas chercher des faux-fuyants », et d’ajouter que « parfois il y a des calculs politiques ».

« Il y en a qui disent que les Burkinabè de l’extérieur vont voter dans tel sens ou dans tel autre, non, nous ne savons pas dans quel sens ils vont voter, pour nous les Burkinabè de l’étranger sont à l’image du Burkina Faso, il y a toutes les sensibilités. Donc l’idée de dire si on les laisse voter ils vont voter pour tel camps ou pour tel autre camp, il faut dépasser tout cela. Et nous pensons même que nous sommes déjà en retard ».

A entendre Zéphirin, il y a longtemps que le gouvernement devrait enclencher le processus de vote des burkinabè de l’étranger. Ce gouvernement est arrivé en Janvier 2016, et il disposait de 5 ans au cours desquels il devrait faire en sorte que le vote ait lieu, a rappelé Zéphirin. « Il n’y aura pas d’excuse s’il n’a pas lieu » a menacé le chef de file.

A la question de savoir si les conditions de ce vote des burkinabè de l’étranger étaient remplies, il répond : « c’est au gouvernement justement de faire en sorte que ces conditions soient réunies. Il avait 5 ans pour le faire. En 5 ans un gouvernement qui est sérieux et qui travail, ces genres de questions ne sont pas compliquées à résoudre, d’autant plus que depuis très longtemps des pays comme le Sénégal le Mali le Niger, le Gabon ont réussi à le faire ».

Joachim Batao

Burkina Demain

 

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