Les membres du Présidium aux JPO de la DS de Banfora, De la droite vers la gauche , Fatoumata Carama (vice-présidente), au milieu , Yakouba Barro (président) et Arsène Somé (Juge)

Le président de la Délégation spéciale de Banfora, Yakouba Barro, a rencontré le 7 mars dernier les acteurs de la société civile. Au cours de ces échanges sans tabou, la plusieurs questions ont été abordés : services d’état civil, santé, mariage, divorce… Ces activités entraient dans le cadre des journées portes ouvertes de la mairie en collaboration avec l’association pyramide style de Banfora et bien d’autres structures.Les membres du Présidium aux JPO de la DS de Banfora, De la droite vers la gauche , Fatoumata Carama (vice-présidente), au milieu , Yakouba Barro (président) et Arsène Somé (Juge)

Tenue dans l’enceinte de la salle des fêtes et des cérémonies de la nouvelle mairie, cette rencontre du 7 mars entre le Président Barro et les acteurs des Organisations de la société civile (OSC) de la Délégation spéciale de Banfora avait pour objectif de communiquer sur l’organisation et le fonctionnement de l’état civil ; le mariage.

Centres principaux et secondaires d’état civil

Le président de la Délégation spéciale de Banfora, Yakouba Barro, donnant des détails sur les services d’état civil

Sur les questions d’état-civil, Yakouba Barro, président de la Délégation Spéciale de Banfora a livré un certain nombre de détails : «Nous avons des centres principaux et des centres secondaires. Les centres principaux se trouvent dans les chefs-lieux de commune. Par exemple, pour le cas de Banfora, la mairie de Banfora est un centre principal. Mais pour rapprocher l’administration des administrés ou bien de la population voilà pourquoi la loi permet qu’on puisse créer des centres secondaires. Et à cet effet, les centres secondaires sont habilités à recevoir les naissances et les décès. Ce qui différencie du centre principal où il n’y a qu’au- delà des naissances, des décès, le mariage qui est célébré. Donc, le registre de mariage est déposé au niveau du centre principal. Les centres secondaires ne sont compétents que pour délivrer la copie intégrale. C’est cette copie intégrale que le citoyen doit amener au niveau de la mairie qui est le centre principal pour avoir des extraits».

Mariage grandeur nature…actes d’état-civil…le divorce

S’appuyant sur le code des Personnes et de la Famille, le PDS Barro a défini le mariage comme «l’union libre entre un homme et une femme célébré par un officier d’état-civil». Et comme pour donner un exemple grandeur nature du mariage, Fatoumata Carama, première vice-présidente de la Délégation Spéciale de Banfora, a célébré séance tenante, le mariage du couple Diaby. Comme de coutume, elle leur a prodigué des conseils aux deux époux pour une vie de couple plus réussie.

Maître Arsène Somé, juge au Tribunal de Grande Instance de Banfora

Par ailleurs, Maître Arsène Somé, juge au Tribunal de Grande Instance de Banfora a aussi exposé sur le divorce. Dans son exposé, le magistrat a levé le voile sur les zones d’ombre concernant le mariage et ses corollaires de droit le régissant dans l’État burkinabè.

En d’autres termes, il a établi une comparaison sur le mariage civil qui est une obligation légale tandis que les mariages coutumier et religieux n’ont pas un effet juridique. A ce jour, seul le mariage civil confère des droits aux conjoints. Encore plus loin dans son exposé, Maître Arsène Somé a insisté sur le fait que le législateur a prévu la possibilité de mettre fin à une union légalement célébrée par un officier d’état-civil. Alors, il affirmera que le divorce met juridiquement fin au mariage civil.

Sanctions pénales aux contrevenants

Avant Me Somé, le PDS Barro a donné des renseignements sur l’établissement des actes d’état-civil. Il a mentionné que ces actes sont énumérés comme suit: la déclaration de naissance, le jugement déclaratif ou supplétif, le décès et divers.

En outre, au cours de son allocation, le Président Yakouba Barro a rappelé à l’ensemble des participants la nécessité de fournir certaines pièces pour l’établissement des actes d’état-civil et leur caractère gratuit. Il a également insisté sur le fait que les éventuels contrevenants s’exposeraient à des sanctions pénales.

5 formations sanitaires à Banfora

Quant aux formations à Banfora, le président Barro explique ce qui a été fait : «Quand nous (Délégation Spéciale) sommes arrivés, nous avons érigé 5 formations sanitaires en centres secondaires. Cependant, la tendance est d’ériger tous les CSPS partout où ils se trouvent en centres secondaires.  Ainsi, celui qui reçoit la femme à l’accouchement, peut délivrer directement la copie intégrale.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

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