Le Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE) et les services de la gendarmerie ont animé une conférence de presse, le mercredi 10 août 2016 à Ouagadougou. Ils nous ont appris que trois fillettes ont été excisées à Wayalgin dans la capitale du pays et sept autres sauvées de la pratique.
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Selon le commandant de gendarmerie de la brigade ville de Nongr Massom, Adama Benon, c’est une personne anonyme qui a mis la puce à l’oreille des forces de l’ordre et de sécurité. « Nous avons poussé nos investigations et cela nous a permis de comprendre qu’il y a deux autres filles qui ont été excisées par la complicité de deux personnes dont l’iman du quartier Wayalgin qui est en cavale », a laissé attendre le commandant.

Selon la secrétaire permanente du CNLPE, Rachel Badolo des dispositions ont été prises pour que les victimes bénéficient des soins appropriées.

Mme Badolo a interpellé les parents à plus de vigilance. Car, de ses explications, les vacances scolaires, coïncidant avec la période hivernale, sont marquées par de fréquents cas d’excision.

A l’en croire, ce cas d’excision est le 13e en cette année 2016, portant à 30 le nombre de victimes. En 2015, il y avait 38 cas, avec plus de 72 victimes dont 5 décès.

Alors que la conférence se déroulait, les forces de sécurité ont dérouté à la sortie Est de la capitale un mini car comprenant sept fillettes en route pour excision à Zorgho.

Joachim Batao
Burkina Demain