Grèves des syndicats de l’éducation : Soutien total du SNAID

Posted on by B-Demain

A travers cette déclaration, le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) apporte son soutien à la lutte de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE). Lisez plutôt !

Les responsables du SNAID

Déclaration de soutien aux travailleurs de l’éducation en lutte

Ouagadougou, le 22 décembre 2017

Depuis le début  de la rentrée scolaire 2017-2018, les travailleurs de l’éducation , organisés dans le cadre de la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE)composée de quinze (15) syndicats, sont en lutte pour exiger la satisfaction de leur plate-forme minimale en quatre (04) points (adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et de la recherche, amélioration de l’accès à l’éducation et des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif, revalorisation de la fonction enseignante).

Comme on peut le constater, les revendications des travailleurs de l’éducation sont justes et légitimes. Au-delà des questions de rémunération, ces revendications visent à l’amélioration du système éducatif burkinabè dans son ensemble.

Sans nous attarder sur l’importance et le rôle de l’éducation dans notre pays, il convient de rappeler le mépris de nos autorités face au monde enseignant du Burkina Faso et par là à tout le Peuple burkinabè. Le gouvernement, au lieu d’apporter des réponses appropriées aux préoccupations, a mis en place un comité de négociations sans pouvoir de décision afin de gagner en temps et compter sur l’usure de la lutte.  Il oublie pourtant que partout et de tout temps, la détermination ne s’estompe jamais face à l’injustice. En rappel, c’est le même comportement de ces autorités qui a amené les travailleurs des finances, impôts et trésor public à observer des arrêts de travail de trois (03) à cinq (05) semaines en début d’année 2017 avant d’aboutir à des protocoles d’accords dont certains points à ce jour sont déjà remis en cause.

L’argument de manque de moyens financiers invoqué par le Gouvernement pour reléguer les revendications des travailleurs au second rang n’est pas fondé. Des pays ont consacrés plus de 60% de leurs budgets à l’éducation, ce qui a constitué pour eux le socle de leur développement jusqu’à nos jours. Au sujet des finances de l’Etat, le SNAID a toujours soutenu que l’argent existe dans ce pays et peut être mobilisé à travers la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales dans les secteurs de l’or, des banques, des télécommunications, des importations…. Du reste, Madame Rosine COULIBALY/SORY, Ministre de l’économie, des finances et du développement, dans un entretien télévisé à Burkina Info le dimanche 17 décembre 2017 rassurait l’opinion publique que l’économie du pays vas très bien, que de nombreuses potentialités fiscales inexploitées sont existantes et que c’est le gaspillage des ressources dans le fonctionnement des services de l’Etat qui constitue une gangrène.

Par ailleurs, au niveau de l’Assemblée nationale, c’est son Président himself, Bala Alassane SAKANDE, lors de la restitution des travaux d’enquêtes parlementaires sur le système éducatif qui venait confirmer que le monde enseignant ne peut rien attendre de nos autorités qui ont leurs enfants dans les grandes écoles nationales et à l’étranger.

Au regard de ces éléments, le SNAID estime qu’il est triste qu’à peine deux (02) ans de l’Insurrection populaire, le pouvoir actuel oublie que l’absence de leurs enfants au pays n’a pas empêché les insurgés de chasser Blaise Compaoré en plein midi puis un an plus tard de balayer le tristement célèbre RSP.

De ce qui précède, le SNAID appelle l’ensemble des travailleurs des impôts en particulier et l’ensemble du Peuple burkinabè à se solidariser avec la lutte patriotique du personnel de l’éducation. En outre, le SNAID interpelle le gouvernement afin qu’il arrête le dilatoire, les comportements de divisions des enfants du Peuple burkinabè et à se pencher sérieusement sur les préoccupations minimales du personnel de l’éducation.

Non à la clochardisation du personnel de l’éducation, des élèves et des étudiants !

En avant pour une éducation de qualité pour les enfants du peuple !

Vive l’école Burkinabè !

Vive la CGT-B !

Vive le SNAID !

Unité, lutte, progrès !

Pour le Bureau National

TRAORE  Nongo Grégoire,

Secrétaire Général

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