Grève du SYNTSHA à Bobo : «Mobilisation sans faille», selon les organisateurs

Posted on by B-Demain

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a observé un arrêt de travail de 48heures allant du mercredi 23 à 7h au vendredi 25mai 2018 à 6h 59 sur toute l’étendue du territoire national. Le SYNTSHA protestait contre la non-application du protocole d’accord signé avec  le gouvernement, le 13 mars 2018. À Bobo-Dioulasso, c’est à la bourse du travail que les militants du SYNTSHA ont implanté  leur piquet de grève.

Les militants du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), section de Bobo-Dioulasso, se sont de nouveau retrouvés le jeudi 24 mai 2018 à la bourse du travail pour le diagnostic du protocole  d’accord signé avec le gouvernement et le 13 mars 201. Protocole d’accord qui n’a pas encore été mis en  application. Les agents de santé étaient encore nombreux ce jeudi matin pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de la non- application dudit protocole d’accord.

Le service minimum est observé ici

«Une mobilisation satisfaisante », selon Gustave Somda, secrétaire à la formation syndicale du SYNTSHA des Hauts-Bassins. À l’en croire, la grève de 48heures du SYNTSHA est suivie massivement par les agents de santé dans toutes les formations sanitaires de la ville.

«La mobilisation est sans faille. Nous avons fait un tour dans tous les services, la mobilisation est au maximum», a-t-il  Gustave Somda.

Des CSPS fermés  au 2e jour de grève

Le service minimum exigé par le gouvernement n’a pas été suivi dans certains Centres de Santé et de Promotion Social CSPS de la ville de Sya.  Par exemple, au CSPS de Bolomakoté, au secteur 6 de la ville, à notre passage,ce sont des portes closes du centre de santé qui nous accueillent. Aucun n’agent n’était visible.

Autre lieu même constat, la maternité Guimbi Ouattara est presque fermée. Seules la caissière et la vendeuse au dépôt de pharmacie de la maternité qui assurent le service minimum.

Les 3 grands axes du protocole d’accord

Gustave Somda, secrétaire à la formation syndicale du SYNTSHA des Hauts-Bassins.

Le protocole d’accord Gouvernement-SYNTSHA signé le 17 mars 2018  s’articule autour de trois grands axes. Le premier axe fait référence aux conditions de travail des professionnels de la santé. A ce niveau le SYNTSHA dénonce la précarité et la quasi inexistence de matériels de travail tels  que l’oxygène, les réactifs  dans les centres hospitaliers universitaires de Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou et de Sourou Sanou à Bobo-Dioulasso.

Le deuxième axe du protocole d’accord fait cas de la question de rémunérations des agents de santé et celle relative à la prise en compte de la loi portant fonction publique hospitalière. Ainsi, le SYNTSHA exige le maintien de toutes les indemnités des travailleurs de la santé humaine et animale en stage et l’application immédiate des engagements pris dans le protocole d’accord Gouvernement-SYNTSHA relatifs à la loi portant fonction publique hospitalière.

Le troisième axe fait le diagnostic des carrières des agents de santé. Là-dessus, Gustave Somda et ses camarades demandent au gouvernement le maintien de leurs indemnités durant leurs formations professionnelles.

Sotouo Justin Sanou/ Bobo

Burkina Demain

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