Présidentielle 2020 : candidature unique au sein du CFOP ?

Posted on by B-Demain

A la clôture du 2e congrès de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), tenu le dimanche 22 juillet 2018, Zéphirin Diabré s’est prononcé sur les critiques relatives à  son rapprochement avec l’ex-majorité, le CDP et l’ADF-RDA. Il a aussi indiqué la démarche que compte adopter l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Zéphirin Diabré lors du 2e congrès de l’UPC

Pour ceux qui critiquent son rapprochement avec le CDP et l’ADF -RDA, le président de l’UPC répond qu’on ne va pas continuer indéfiniment à reprocher au CDP d’avoir gérer le pays.

Il estime que le CDP a subi des sanctions. Pour lui, le CDP est un parti légal et non un parti clandestin.  « Si on estime que le CDP ou l’ADF-RDA n’ont pas droit à faire la politique qu’on prenne une loi pour dire qu’ils n’ont pas droit à faire de la politique et c’est tout.», s’est offusqué Zéphirin.

A l’entendre, il faut une sorte de courtoisie à l’égard du CDP. « A l’UPC nous sommes contents de coopérer avec l’ancienne majorité. D’ailleurs dit-il « l’opposition travail pour voir comment trouver un schéma coordonné en 2020 ».

A la question de savoir ce qu’il en est de la candidature unique au sein de l’opposition  Zéphirin réplique « est-ce que c’est la meilleur formule, ce n’est pas forcement la meilleur formule ».

Sur la question du vote des burkinabè de l’étranger, Zéphirin estime que les pièces exigées et les lieux de votes sont de natures à empêcher certains compatriotes de voter. Pour le président du parti du lion, ce sont «les compatriotes de la Côte d’Ivoire qui font peur au MPP ».

Il a expliqué que « toute la gymnastique qu’ils sont entrain de faire, s’ils avaient le sentiment que les burkinabè de l’étranger allaient voter en leur faveur, ils seraient les premiers à dire que n’importe quel document peut être utilisé pour voter. Ce qu’ils racontent ce sont des histoires, ils ont peur que les burkinabè de la Côte d’Ivoire ne votent pas pour eux ».

A entendre Zéphirin cette « phobie » n’est pas justifiée, car « qu’est ce qui dit que ceux de la Côte d’Ivoire ne vont pas voter pour eux ?».

« Nous on ne lâchera pas de prise » a-t-il martelé, puis d’ajouter que les députés de l’opposition feront entendre de la voix à l’hémicycle. Concernant le fichier électoral le camp de la majorité et de l’opposition semble ne pas s’entendre.

Des dires de Zéphirin le pouvoir veut mettre en place un autre système qui consisterait à surseoir à l’enrôlement biométrique des jeunes ayant 18 ans pour le confier à l’Office nationale d’identification (ONI). Il appartiendra  à l’ONI de « prendre la liste des jeunes ayant 18 ans et de leur envoyer des messages leur demandant de passer récupérer leur carte d’électeur ».  Pour Zéphirin s’il y avait « la confiance » entre eux, acteurs politiques, cela ne devrait poser aucun problème.

« Le drame c’est que nous sommes des pays de cagoulés. Comment laisser le ficher électoral, et aller à l’ONI pour établir des cartes d’électeurs sur la base d’un fichier que personne n’a vu ? S’interroge t-il. Selon lui, il ne s’agit pas ici d’un manque de confiance à l’Etat mais plutôt  c’est que « nous nous ne faisons pas confiance aux politiciens, nous nous connaissons trop » a t-il insisté. Toutefois il dit reconnaître que  «l’instrument est bon, mais ici, si vous donner cette possibilité au MPP ‘’pati sankana’’ », a-t-il conclu.

Joachim Batao

Burkina Demain    

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