«Yirgou ne saurait être aucun prétexte pour diviser les Burkinabè», dixit Me Bénéwendé Stanislas Sankara

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

L’Union pour la renaissance /Parti sankariste (UNIR-PS) a organisé une conférence de presse ce samedi 12 janvier 2019 a son siège, sis aux 1200 Logements, à Ouagadougou.  Au menu échanges avec des journalistes : la situation nationale du pays.

«L’année 2019 a débuté avec la barbarie aveugle qui s’est perpétrée au jour de l’an à Yirgou avec un bilan désastreux d’environ une cinquantaine de personnes tuées. Ces tristes et douloureux évènements viennent s’ajouter à ceux déjà perpétrés au quotidien dans plusieurs régions de notre pays, suites aux attaques terroristes. Pour faire face, le gouvernement a décrété l’état d’urgence qui a été prorogé de six mois par l’Assemblée nationale. Cela caractérise l’extrême gravité de la situation que vit en ce moment notre pays».

«Notre vivre ensemble si fort»

C’est en ces termes que Bénéwendé  Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance /Parti sankariste (UNIR-PS) a dépeint la situation nationale. C’était au cours de la conférence  de presse organisée ce samedi 12 janvier par son parti et dont il était le principal animateur, entouré de 2 vice-présidents.

Pour Me Sankara, «la situation de Yirgou ne saurait être aucun prétexte pour diviser les Burkinabè». «Notre vivre ensemble est si fort que notre peuple ne peut servir l’ethnicisme aux politiciens opportunistes et aux intellectuels de la division en panne d’alibi », a-t-il soutenu.

Là où certains parlent de Peulhs lésés, le président de l’UNIR /PS assure que c’est tout le peuple burkinabè qui a été lésé dans la situation de Yirgou, cela pour ne pas contribuer à la division des Burkinabè. Condamnant «toute idée de stigmatisation d’un partie de peuple contre une autre à des dessins machiavéliques» ; et appelant à un «sursaut patriotique de notre peuple qui a toujours su surmonter les clivages pour s’attaquer aux grands maux pour son développement harmonieux et durable».

Pour  l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national

Me Sankara a en outre  plaidé pour une extension de la mesure de l’état d’urgence, à l’ensemble du pays, cela au regard, dit-il, «de la recrudescence tous azimuts des attaques». Mais, il en convient, l’instauration de l’état d’urgence ne saurait être une panacée, sans les moyens et la mobilisation de tous car, les terroristes n’épargnent  personne : «que l’on soit de la majorité ou de l’opposition».

En tout état de cause, l’effervescence politique de 2020 ne devrait pas nous faire perdre de vue notre destin commun. Osons simplement le prendre tous ensemble (….) Ensemble, opposons une résistance permanente au terrorisme. C’est ensemble que nous vaincrons».

Rôle de la justice

Autre important abordé au cours de la présente conférence de presse, le rôle de la justice dans notre démocratie. «C’est là où les institutions de la République et particulièrement la justice en tant que garant et rempart des libertés individuelles collectives doivent jouer pleinement leur rôle dans la prévention et la répression des actes crapuleux qui remettent en cause l’ordre social. A ce niveau, Me Sankara n’admet pas que les Kolg-Weogo se mettent à jouer les rôles dévolus aux forces de sécurité.

Aux Forces de défense et de sécurité, l’UNIR-PS réaffirmera par la voix de son président, son soutien et ses encouragements dans leur riposte courageuse contre les terroristes ; présentant ses condoléances aux familles des disparus et souhaitant prompt rétablissement aux blessés des attaques terroristes.

Sita Letitia Désirée Dongo

Burkina Demain

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