Pression fiscale : Patrons de presse et responsables des impôts se parlent !

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

Peu d’entreprises de presse parviennent à supporter les charges fiscales et parafiscales. Au regard du rôle imminent que jouent la presse privée, une rencontre conjointe de la Direction générale des impôts (DGI) et du Conseil supérieur de la communication (CSC) s’est ténue ce 31 janvier 2019 à Ouagadougou. Cet atelier national sur la fiscalité applicable aux médias et la mise en œuvre de la facture normalisée permettra de pérenniser les activités des entreprises de presse au Burkina Faso.

Ces dernières années, on a assisté à la création des nombreux organes de presse toutes typologies confondues, mais les entreprises de presse privées burkinabè sont de plus en plus confrontées à un ensemble des difficultés liées essentiellement à la faiblesse de leurs ressources budgétaires, des problèmes de professionnalismes et la précarité sociale de leur personnel. Pour pallier à ces difficultés, dans le cadre de la garantie constitutionnelle du droit d’accès à l’information, de la liberté d’expression et d’opinion, les autorités ont entrepris des démarches pour pérenniser les médias.

Ouvrant les travaux, le président du Conseil supérieur de la communication, Me Mathias Tankoano a tout d’abord souhaité la bienvenue aux différents participants vénus des tous les provinces du pays. Il  a rappelé que l’organe de presse privé est certes une entreprise libérale, mais au regard de sa mission, la presse a toujours  fait une attente particulière des plus hautes autorités de notre pays, l’illustre bien, la subvention directe annuelle accordée aux médias et la récente création du Fonds d’appui à la presse privée.

Prenant part à cet atelier, le ministre de la communication, Rémi Dandjinou a affirmé que les médias publics ou privés compte ténue de leur noble mission, l’environnement économiques que nous évoluons est extrêmement  délicat, c’est pourquoi, nous réfléchissons sur la fiscalité at d’autres possibilités que l’Etat  peut offrir pour garantir la liberté d’expression et d’opinion.

Le directeur général des impôts, M. Adama Badolo, a quant à lui déclaré aux participants avoir la certitude  que toutes les dimensions de la fiscalité des médias et leurs problématiques seront appréhender en profondeur lors de leurs travaux en plénière.

Les objectifs généraux de cet atelier sont de parvenir à une approche consensuelle des mesures à suggérer aux autorités pour l’adoption d’une fiscalité adaptée à la situation des entreprises de presse au Burkina Faso.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

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