8 morts et 4 blessés à Arbinda : L’opposition condamne et interpelle le gouvernement

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de l’opposition politique burkinabè s’est ténue ce mardi 2 avril 2019 au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), à Ouagadougou. Trois points ont été abordés par le président de la Convergence de l’Espoir, Jean Hubert Bazié et Adama Séré, le président du Rassemblement des Ecologistes du Burkina Faso. Pour les conférenciers, il s’agit de faire le point sur le passage du Premier ministre au siège du CFOP, les conflits à Zaoga et la grève annoncée des agents de la santé.

Les conférenciers du CFOP, (de droite à gauche), Jean Hubert Bazié et Adama Séré

Pour cette rencontre avec les hommes de médias, les conférenciers ont salué la visite du Premier ministre Christophe Marie Joseph Dadiré au CFOP, qui marque le point de départ d’un dialogue politique entre l’opposition et le gouvernement, particulièrement avec le Président du Faso, Rock Christian Kaboré. Mais pour l’opposition, ce dialogue doit se dérouler sans une arrière-pensée, sans manipulation et en toute franchise pour le bonheur des Burkinabè. Toutefois, l’opposition reconnait l’importance de ce geste dans la période difficile que traverse le Burkina Faso.

8 morts et 4 blessés à Arbinda

Le 31 mars et le 01 avril, à Arbinda dans le Soum et à Zoaga dans le Boulgou des tuéries ont fait huit (08) morts et quatre (4) blessés. Cette énième attaque a fait l’objet de la seconde intervention des conférenciers. Ils ont d’abord condamné énergiquement cet acte barbare avant d’appeler le gouvernement à assumer sa responsabilité, puisque, pour les conférenciers il y a eu des signes avant-coureurs sur cette situation.

La dernière intervention a porté sur la grève des agents de la santé humaine et animale (SYNTSHA), prévue du 17 au 19 avril. Les conférenciers ont indiqué que ce grave est le résultat du non-respect des engagements pris par le gouvernement avec les partenaires sociaux. C’est pourquoi, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour résoudre la situation avant qu’il ne soit trop tard.

Ousmane Bichara Ticharo

Burkina Demain

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