SEERA 2019 : Le décor bien campé à l’ouverture !

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

C’est parti depuis ce jeudi matin pour la troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), avec la présence effective du Premier ministre Christophe Dabiré et des autres officiels.

Le Premier ministre Christophe Dabiré, grand patron de la SEERA 2019, se prêtant aux questions de la presse

«Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie». C’est sous ce thème qu’a débuté ce jeudi 4 avril à la salle de Conférences de Ouaga 2000,  la troisième édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), placée sous le haut patronage du Premier ministre Christophe Marie Dabiré.

Produire 300 MWc d’ici à 2020

Le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a président de la SEERA, a décliné les ambitions du Burkina en matière d’énergie

Dans son discours d’ouverture de la SEERA, le  ministre burkinabè de l’énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, a insisté sur la nécessité d’investir dans le secteur des énergies en général. Et de rappeler que l’ambition du Burkina Faso, c’est de passer   du taux d’accès à l’énergie de  25% de la population en 2015 à 45% en 2020. A écouter le Premier ministre Christophe Dabiré, le secteur de l’énergie est un secteur stratégique dans le développement économique et social des différents pays. En termes d’énergie renouvelable, le Burkina veut atteindre la barre de 300 MWc en 2020.

La transition énergétique, au cœur des préoccupations,  est une question de survie au moment où le secteur de l’énergie est en train de subir de profondes mutations, marquées par une décentralisation accrue, avec une synergie sans précédent entre sources d’énergie.

La SEERA comble un vide existentiel

Dans ce contexte, dira le parrain, Dr Lassaina Zerbo, il est temps de noter que les pays en développement sont souvent dans le peloton de tête, en ce qui concerne ce processus de transformation. Il pense aussi que « nous devons faire face à une forte hausse du prix de l’énergie qui est une préoccupation croissante relative à l’offre d’énergie fossile couplée à une demande de plus en plus forte et de forte prise de conscience des enjeux environnementaux liés à l’exploitation et à la consommation énergétique».

La SEERA, toujours selon Dr Zerbo, comble un vide existentiel pour les économies et les sociétés en pleine mutation. Elle continue à vulgariser et à améliorer les modèles de scénarios à long terme à travers le partage d’expériences entre acteurs dans les domaines des politiques publiques des innovations et aussi technologique et de la mobilisation des ressources.

650 millions de Subsahariens n’ont pas accès à l’énergie

«L’énergie est au centre des préoccupations de la communauté internationale », ajoutera pour sa part l’Ambassadeur du royaume du Maroc, Farhat Bouazza, pays invité d’honneur.

Cependant, en Afrique, l’accès aux services énergétiques reste un énorme un défi. Ainsi, selon les statistiques, 60% de la population, soit 650 millions d’âmes n’ont pas  encore accès à l’énergie en Afrique subsaharienne. Et en milieu rural ces chiffres atteignent 80%. Ce qui impacte des secteurs comme l’industrie. En moyenne, la production industrielle atteint 56 jours par an, c’est-à-dire pratiquement deux mois parce qu’il n’y a pas d’électricité en quantité suffisante pour permettre une activité industrielle continue.

Plusieurs pays africains représentés

Photo de famille des officiels à l’ouverture de la SEERA 2019

La Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) a débuté ce matin dans la salle de conférence de Ouaga 2000, sous la présidence du premier burkinabè Marie Joseph Christophe Dabiré.

La présente cérémonie d’ouverture a enregistré la  présence de la ministre nigérien de l’énergie ; du vice-ministre égyptien de l’énergie ; de l’ambassadeur du royaume du Maroc, du maire de Ouagadougou Armand Roland Pierre Béouindé  qui a souhaité la bienvenue aux participants, etc. La mobilisation était au rendez-vous avec une salle de conférence de Ouaga 2000 qui a refusé du monde.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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