La BAD  à la recherche d’un partenariat avec les médias burkinabè

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

A l’occasion d’un déjeuner de presse organisé par les responsables pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina Faso, Pascal Yembiline, représentant de la Banque en question au Burkina, a échangé avec les hommes de médias au tour d’une même table, ce jeudi 11 avril 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre rentre dans le cadre de la stratégie opérationnelle de la BAD dans notre pays pour ce qui est d’accompagner le PNDES et de son portefeuille actif (projets) au quotidien.

Pascal Yembiline se prêtant aux questions des journalistes

Pascal Yembiline a déjeuné ce jeudi 11 avril avec les journalistes burkinabè au bureau pays de la BAD, situé au 5ème étage de l’ARCEP à Ouaga 2000.

Avant d’aborder l’objectif proprement dit de la rencontre, le représentant-résident de la BAD au Burkina, Pascal Yembiline a laissé entendre que son institution veut  nouer un partenariat avec les médias. Partenariat à travers lequel ils pourront compter sur eux pour la diffusion des messages de la Banque ainsi que la couverture des évènements que le bureau va organiser. La BAD, faut-il le rappeler, a commencé sa première opération ici au Burkina Faso depuis 1970. Dès lors, on enregistre en matière de développement, la construction des routes, l’aménagement des terres cultivables, la production de l’électricité, le travail dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, etc.

159 localités électrifiées

Mathématiquement parlant, ces quelques réalisations ont permis par exemple de construire et de réhabiliter 5 637 km de routes, soit 1/3 du réseau routier classé du pays, d’aménager 35 000 ha de terres cultivables en maitrise totale ou partielle, l’augmentation de la production de l’électricité pour desservir 159 localités (environ 760 000 habitants) et l’accès de 600 000 personnes en eau potable. Une réalisation dans laquelle 500 personnes ont bénéficié d’ouvrages d’assainissement familial et 101 500 personnes ont bénéficié d’assainissements dans les lieux publics.

A écouter donc le chargé de programme pays de la BAD au Burkina, Ali Cissé, le financement des projets dans les secteurs prioritaires depuis 1970 s’élève à 1 105 milliards FCFA.  Il faut dire que la banque n’a pas voulu s’arrêter là. Elle a depuis le 31 mars 2019, entrepris des engagements dans sa politique de développement, d’un montant total de 393,5 milliards FCFA pour 17 projets en cours.

64,3 milliards de francs CFA débloqués

Au Burkina Faso, le portefeuille de la banque est reparti comme suit : le portefeuille public national est de 38% dont le financement est plus accentué sur le transport (183,8 milliards FCFA) contre 9% du secteur privé. Le portefeuille multinational quant à lui, est de 53%. Pour le premier responsable de la BAD au Burkina, le secteur de l’énergie est le cœur de ce qu’ils font. D’où la création du projet YELEEN qui contient deux composantes dont la première est d’emmener l’électricité en milieu rural et la deuxième concerne la production de l’énergie solaire pour les centres urbains.

64,3 milliards de francs CFA a été débloqués à cet effet, pour garnir le contenu de la gamelle. Toutes ces actions font de la BAD, le partenaire financier dans le pays des hommes intègres. Mais comment faire pour que les populations soient au parfum des réalisations de cette banque ?  C’est très simple, Monsieur Yembiline et ses collaborateurs comptent vivement sur la presse.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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