1er mai : Lettre des centrales syndicales au gouvernement

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

1er mai 1886, 1er mai 2019, cela fait exactement 133 ans maintenant que des ouvriers ont été massacrés à Chicago aux Etats Unis d’Amérique, pays de l’oncle Sam. Alors, le 1er mai de chaque année, les travailleurs de tous les pays marquent un arrêt de travail, pour faire le tour de la situation internationale, africaine et nationale et examiner la situation du monde du travail en vue de renforcer les armes de lutte afin de remporter plus de victoires. Donc, les travailleurs du Burkina ont respecté cette tradition ce matin, en se mobilisant devant la bourse du travail de Ouagadougou.

Dans la matinée de ce 1er mai 2019 à Ouagadougou, la bourse du travail était inondée par des syndicats des travailleurs venus adresser un message au gouvernement et à l’opinion publique sans une marche de protestation. Parti de la bourse du travail, une délégation des syndicats est allée rencontrer le ministre de la fonction publique Séni Ouédraogo, lui aussi accompagné par quelques ministres. A en croire les secrétaires généraux des syndicats, le mouvement syndical a décidé de ne pas effectuer une marche en hommage à toutes les victimes des attaques terroristes, les FDS comme leurs camarades travailleurs, notamment ceux du secteur de l’éducation, principales cibles des forces obscures.

La disponibilité du gouvernement à une concertation

Mais à cause de l’absence de réponse du gouvernement en 2018, le mouvement syndical n’a pas voulu déposer un cahier de doléances cette année, estimant que leur contribution à la vie socio-économique doit leurs valoir plus de considération de la part de ce gouvernement-là. Un acte que le ministre Séni Ouédraogo a salué à sa juste valeur tout en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à œuvrer dans le sens de la concertation pour trouver des solutions adéquates aux défis auxquels le monde du travail est confronté. A écouter Marième Sakho Dansokho, co-directrice du Programme panafricain de l’éducation ouvrière (PANAF), cette journée commémorative est un moment de bilan et de perspective. « Nos revendications doivent être satisfaites » a-t-elle renchérit.

Situation internationale chaotique

Faisant cas de la situation internationale, les syndicats burkinabè croient que les guerres et les conflits que les puissances impérialistes ont suscités et attisés dans les différents points du globe ou encore la crise au sein de nombreux organismes internationaux comme l’OTAN, l’UE, l’ONU, etc. s’expliquent par l’aiguisement des contradictions entre les puissances du monde dont les rivalités sont de plus en plus ouvertes pour repartager le monde. Mais les travailleurs et les peuples de ce monde sont loin de se résigner à cette situation. Ils mènent d’après eux des luttes multiformes un peu partout et remettent en cause les manifestations de ces grandes puissances.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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