
Une bien triste nouvelle qui s’abat sur le septième art africain au moment où son beau monde s’apprête à rallier la capitale burkinabè ce week-end pour la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s’agit de l’annonce de la disparition, ce mercredi 19 février 2025 à Bamako, du grand baobab du cinéma africain, le malien Souleymane Cissé, double lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga et nommé plusieurs fois dans de nombreux festivals internationaux dont celui de Cannes. Mais, qui était-il ? Quel impact sur le FESPACO 2025 qui s’ouvre samedi 22 février à Ouaga ?

Souleymane Cissé dont la disparition était un grand nom du cinéma africain, de nationalité malienne, «Homme de culture, réalisateur talentueux, Souleymane CISSE était l’un des pères du cinéma africain. Primé deux (02) fois Etalon d’or de Yennenga avec ses films Baara en 1979 et Finyè en 1983, il laisse à la postérité un héritage cinématographique inestimable avec d’autres films de renom comme Yeelen et Den Muso», rappelle un communiqué du Gouvernement Burkinabè qui lui rend un vibrant hommage. «Le Gouvernement salue la mémoire d’une figure emblématique du cinéma africain et d’un cinéaste engagé qui a consacré toute sa vie au 7e art sur le continent pour que vivent des cinémas d’Afrique, reflet de notre identité et de la diversité de nos cultures. Son départ laisse un vide incommensurable dans le monde du cinéma africain».
Son ombre planera sur la 29e édition du FESPACO
C’est à Bamako que Souleymane Cissé avait vu le jour un certain 21 avril 1940. Et c’est encore dans la même capitale malienne qu’il s’est éteint ce mercredi 19 février 2025.
A Ouagadougou, capitale du cinéma africain, la nouvelle du décès de Souleymane Cissé est tombé à un moment crucial. En effet, Souleymane CISSE quitte ainsi définitivement les plateaux au moment où il était appelé à présider le «Jury fiction long métrage» de la 29e édition du FESPACO qui se tient du 22 février au 1er mars 2025. Pour son immense contribution au 7e art africain et toutes les attentes qui étaient encore placées en lui, son nombre planera sans doute sur cette 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Que son âme puisse reposer en paix !
Rachel Bazié
Burkina Demain