Ecoutes téléphoniques entre Bassolé et Soro pendant le putsch de Diendéré : Les risques de la confirmation de Zida

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Posted on by B-Demain

Le Premier ministre sortant Yacouba Isaac Zida, qui dit connaître bien Guillaume Soro et Djibrill Bassolé impliqués tous les deux dans l’affaire dite des écoutes téléphoniques, a confirmé chez nos confrères de Savane FM l’enregistrement au cœur de la polémique qui empoisonne les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Maintenant que c’est officiellement attesté, reste à s’inquiéter des répercussions que cela peut engendrer sur l’axe Ouaga- Abidjan.

 

« Oui, il est authentique. Il n’y a pas débat. Moi, je ne discute pas sur ces questions-là. Il ne faut pas douter de l’intelligence du peuple burkinabè. Tous ceux qui ont écouté ça l’authentifient, à moins d’être de mauvaise foi. Donc, je veux dire que si vous vous engagez à faire venir des forces étrangères pour brûler votre pays, parce que vous rêvez du pouvoir, cela veut dire qu’il y a un problème… On peut avoir des ambitions mais je pense que, quelles que soient ces ambitions, l’intérêt national, l’intérêt du pays, doit passer avant. Donc, vraiment je suis surpris. Je les connais tous les deux – très bien d’ailleurs – et vraiment je suis très déçu».

Le PM Isaac Yacouba Zida assure connaître bien Soro et Bassolé

Le PM Isaac Yacouba Zida assure connaître bien Soro et Bassolé

C’est en ces termes que  le Premier ministre burkinabè, Isaac Yacouba Zida a confirmé à notre confrère de Savane FM l’enregistrement des échanges entre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro et l’ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé.

 

Si ces révélations de Zida sont applaudies dans certains milieux parce qu’elles viennent lever des zones d’ombre sur cette affaire des écoutes téléphoniques ; elles ne sont pas sans risques ; notamment dans les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, deux pays frères unis par l’histoire et la géographie.

Si Isaac Yacouba Zida, Premier ministre sortant, voulait à son départ des affaires compliquer davantage les relations ivoiro-burkinabè, il ne se serait pas pris autrement.

En effectuant une telle sortie, il met visiblement dans l’embarras non seulement le pouvoir ivoirien, mais aussi le nouveau pouvoir burkinabè qui aurait aimé bien se passer de ce genre de déclaration.

Quoi qu’il en soit, si répercussions il devrait y avoir, Zida ne sera pas in fine épargné. Car autant il dit connaître Soro et Bassolé, autant ils le connaissent aussi.

Et de révélations en révélations, il finira lui aussi par laisser des plumes dans cette affaire qui est encore loin d’avoir livré tous ses secrets. Comme on dit chez nous, allons seulement…

 

Philippe Martin

BURKINADEMAIN.COM

 

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