Burkina : «Pas de relance économique sans Bobo », dixit Rasmané Ouédraogo

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Posted on by B-Demain

La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) a organisé un panel sur la relance économique du Burkina le samedi  1 juillet à Sya. Ce panel a constitué un cadre d’échanges qui a permis  de diagnostiquer les maux qui minent l’économie du Burkina au plan  régional, national. Bobo-Dioulasso, ville économique par excellence, n’a pas été en reste. La grande salle de la chambre de commerce a refusé du  monde pour l’occasion.

Le présidium du panel initié par la CODER

«Relance économique du Burkina Faso pour une véritable transformation structurelle de l’économie burkinabè. C’est le thème du panel organisé le 1er juillet dernier à Bobo par La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER). Ce cadre d’échanges a été animé par des panélistes burkinabè.

Bobo-Dioulasso au plan sous régional est l’une des plaques tournantes qui donnent accès à plusieurs ports et facilitent le trafic routier. Il représente un carrefour important en matière économique. Bobo devrait, de ce fait, être le poumon de l’économie nationale. Mais, la réalité est tout autre.

«Il fut un temps où le Burkina était un exemple»

Le commerce, un secteur, qui devrait dans les normes, émergé, se meurt. Le trafic économique s’amenuise et le secteur agricole se dégrade au regard de la flambée des prix des intrants et cette situation ne fait que persister  de jour en jour.  Au regard de tout cela, le panel vient comme une ébauche de solutions aux différents problèmes qui plombent l’économie dont l’essor de la région et le pays entier, expliquent les panélistes.

Selon ces derniers, il fut un temps ou le Burkina était cité en exemple en matière d’affaires. Il faisait partie des premiers pays réformateurs au monde et le premier dans l’espace UEMOA. Et malgré les  quelques  difficultés, le cadre macroéconomique était réputé sain et attractif, renforcé par une stabilité politique fort rassurante.

Ainsi sa  croissance  économique était au prix des reformes courageuses et cohérentes inscrites dans une tendance  continue de 2003 à 2013 avec un taux moyen annuel de croissance situé entre 5 et 7%.

Rupture avec les évènements d’octobre 2014

Mais,  les évènements d’Octobre 2014 ont entrainé une rupture brutale de ce élan et les difficultés qui s’en ont suivi ont été fortement ressenties par le monde des affaires, selon les panélistes.

Dans une situation pareille, , le principal défi pour le Burkina est de consolider les nouvelles bases démocratiques et de créer à nouveau un environnement serein, indispensable à la relance économique, préconisent-ils. Et la ville de Sya est une preuve plus que tangible que le pays va très mal à son économie.

Par ce panel, la CODER entend apporter sa contribution active et substantielle à la réflexion nationale devant conduire à la relance et à la dynamisation de l’économie. Cette activité vise par ailleurs à faire  l’état des lieux de la situation économique nationale, de mettre en exergue le rôle et la contribution du secteur privé, d’identifier les déterminants et les conditions de cette relance et enfin formuler des recommandations et proposer des mesures d’accompagnement pour la relance et la redynamisation de l’économie.

Bobo devrait être le fleuron de notre économie

Le président de la CODER, Rasmané Ouédraogo, a prôné à Bobo une relance économique inclusive

Selon le président de la CODER Rasmané Ouédraogo, Bobo-Dioulasso qui devrait être le moteur de l’économie du Burkina se trouve malheureusement à la traine. « Bobo se passe de tout commentaire, elle est notre capitale économique et tout le monde sait que l’indicateur qui montre que le pays va mal, c’est à Bobo que l’on peut le ressentir.

Bobo qui devrait être le fleuron de notre économie, est à la traine. Donc on ne peut parler de relance économique de façon objective sans passer par Bobo-Dioulasso»  déclare le président de la CODER  Rasmané Ouédraogo.

Agatha Boni

Burkina Demain/Bobo

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