Dans une lettre, ils informent le PF de repartir en grève le 9 janvier 2018

Posted on by B-Demain

Dans cette lettre au président du Faso et portant sur un préavis de grève de 72 heures à compter du 9 janvier 2018, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), revient sur la genèse de leur mouvement. Lisez plutôt.

Comme ici en novembre 2017, ils envisagent de repartir en grève le 9 janvier 2018

«Excellence Monsieur le Président du Faso, Président du conseil des Ministres,

Le 10 Novembre 2017, la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education vous a adressé un préavis de grève de quatre-vingt-seize (96) heures, après une première grève de quarante-huit (48) heures pour exiger la satisfaction de la plateforme minimale suivante :

  1. Adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et de la recherche ;
  2. Amélioration de l’accès à l’éducation ;
  3. Amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif ;
  4. Revalorisation de la fonction enseignante.

Suite à ce préavis, Monsieur le Premier Ministre a reçu la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE) le 14 Novembre 2017 dans son cabinet et lui a annoncé la mise en place d’un comité de négociation présidé par le Premier Ministère et comprenant les Ministères de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, de la Fonction Publique, de l’Economie et des finances et les quinze (15) représentants des syndicats. Ce comité ne tiendra sa première réunion que le 20 Novembre 2017 pour établir un mécanisme de négociation.  Cette rencontre devrait être suivie d’une autre la semaine suivante.

Ce calendrier a été royalement ignoré par la partie gouvernementale et la CNSE a dû attendre jusqu’au 12 Décembre 2017 pour recevoir les propositions du gouvernement.

Pourtant, en recevant la CNSE, Monsieur le Premier Ministre avait tenu un langage rassurant quant au traitement avec sérieux de la plate-forme en indiquant même la nécessité de reprendre les discussions sur les travaux du comité technique de Koudougou ayant trait au statut des personnels de l’éducation et de la recherche. C’est pourquoi, nous avons été désagréablement surpris de la teneur des réponses que le gouvernement a réservé aux revendications et qu’il a communiqué le 12 décembre 2017.  Notre Coordination juge ces réponses inacceptables. A cela s’ajoutent des propos irresponsables tenus par des autorités sur les problèmes de l’éducation et les attentes des personnels de l’éducation en l’occurrence le président de l’Assemblée Nationale Alassane Bala SAKANDE alors même que son institution, par une enquête parlementaire a mis à nu les graves problèmes qui minent l’éducation à l’heure actuelle.

Au regard de ce qui précède, Excellence Monsieur le Président du Faso, Président du conseil des Ministres, la CNSE vous informe qu’elle appelle l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à :

  • Un arrêt de travail de soixante-douze (72) heures allant du mardi 09 Janvier à 00 heure au Jeudi 11 Janvier 2018 à 24 heures ;
  • La poursuite de la suspension des évaluations au post-primaire et au secondaire, des évaluations et des compositions trimestrielles au préscolaire et au primaire, le non traitement des dossiers d’examen et concours au primaire, au post-primaire et au secondaire, la transmission du courrier en l’occurrence les statistiques et les rapports trimestriels et ce jusqu’à la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire 2017-2018.

Ces actions visent à exiger un traitement plus approprié de la plate-forme autour de laquelle la forte mobilisation des personnels de l’éducation et de la recherche témoigne de leurs attentes.

Nous vous prions de croire Excellente Monsieur le Président du Faso, Président du Conseil des Ministres, à la détermination des travailleurs organisés dans leur cadre de lutte à œuvrer pour une satisfaction de la présente plate-forme, gage du retour d’un climat de travail serein dans le système éducatif. »

Burkina Demain

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