Le SYNATRAD dénonce une prise en otage de l’administration douanière

Posted on by B-Demain

Le Syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD) n’est  pas du tout content de la situation qui prévaut au niveau de l’administration douanière, avec ce qu’il qualifie de «prise en otage» qui risque de compromettre la mobilisation des recettes de l’Etat, surtout en ce dernier trimestre de l’année. Le SYNATRAD l’a affirmé ce mardi à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse animée à son siège.

Pour animer cette conférence de presse du Syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD) , était face à la presse Boubié Bazemo, secrétaire général adjoint. A ses côtés, il y a avait en autres Karim Traoré, Ali Segda ; Ulrich Adama ; Djalili Belem.

Pour les conférenciers, rien ne va en ce moment dans l’administration douanière.

«Les nominations des responsables de différents services et offices dont les critères devraient être la compétence et la gestion efficace des ressources humaines dans le contexte de défis majeurs pour un recouvrement optimum des recettes sont bloquées parce que certaines collègues qui exigeraient des modifications avant la signature des actes y relatifs. Quels est alors le projet ? Le SYNATRAD perçoit cette situation comme une prise en otage de l’administration l’empêchant de se déployer de façon efficace pour assurer pleinement ses missions et surtout celle qui consiste à assurer le recouvrement optimum de recettes au profit du budget de l’Etat.», relève le syndicat dans sa déclaration liminaire. Et de prévenir :

«Cela risque de mettre également à rude épreuve la cohésion qui a toujours prévalu au sein de cette administration en créant de nombreux mécontents dont le seul péché est de n’avoir pas certaines relations dans la haute sphère décisionnelle. L’on assisterait à une déliquescence de la douane».

Pour Bazemo et ses camarades, la situation que vit l’administration douanière est pire que du temps où le CDP gérait le pays. Et de réfuter toute manipulation par des officines politiques.

Martin Philippe

Burkina Demain

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