Falsification de documents : 7 malfrats  aux arrêts

Posted on by Grégoire Philippe Bazié

Le service régional de le police judiciaire du centre (SRPJ-Centre) a, à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce 16 mai 2019 dans la ville de Ouagadougou, présenté un réseau de malfrats aux hommes de médias. Des malfrats qui sont spécialisés dans la falsification de divers documents en écriture publique, en écriture de banque (certificats de mise en circulation, certificats servant à l’immatriculation de véhicules, certificats de décès, attestations de capacité financière, permis urbain d’habitat, diplômes, actes de naissance, etc.), ainsi que la contrefaçon de cachets et de plaques d’immatriculation de divers engins.

7 malfrats ont été présentés à la presse, ce matin, au commissariat de Wemtenga de Ouagadougou. Les faits ici font suite à une série de plaintes pour abus de confiance, d’escroquerie, de faux et usage de faux, contre des individus ou groupes d’individus non identifiés. Et les investigations entreprises par le SRPJ-Centre ont permis donc de démanteler un réseau de ces « délinquants » spécialisés dans l’escroquerie par la délivrance de faux documents. Ce groupe, selon le commissaire de Police, Sayibou Galbane, chef du SRPJ-Centre, est composé de plusieurs personnes qui séjournent dans diverses localités du pays. Il a noté que quatre autres membres du groupe en question ainsi que quelques complices n’ont pas encore été appréhendés. Il rassure alors que les recherches se poursuivent en vue de les localiser aux fins d’interpellation.

Mode opératoire

A en croire Sayibou Galbane, ces personnes se procuraient les Certificats de mise en circulation (CMC) vierges à partir du Nigéria et du Ghana. Les cachets seraient également confectionnés dans ces pays, ce pour des raisons de discrétion. Ensuite, ils s’évertuent à la recherche de clients, récupèrent les photocopies des CNIB des victimes ainsi que les références de leurs engins qu’ils acheminent chez les premiers pour la production. Et les complices résidants dans les autres localités envoient leurs documents à Ouagadougou via les sociétés de transport en commun. Une fois le certificat provisoire établi, continue le commissaire de Police, les numéros d’immatriculation sont transmis au dernier maillon qui se charge de la confection des plaques d’immatriculation.

En rappel, ce réseau démanteler est fonctionnel depuis deux ans maintenant. Deux ans de délivrance de faux documents dans le pays, soit environ 200 CMC délivrés tous les six mois. Ce qui permet d’estimer à près de 16 000 000 F CFA engrangés au cours de ses années d’existence, surtout quand on sait que le CMC et la plaque d’immatriculation sont délivrés à 20 000 F CFA par engins à deux roues et 25 000 F CFA pour engin à quatre roues. Combien de personnes ont été victimes ? 134 personnes : c’est le nombre des victimes de ces malfrats.

Jean Conombo

Burkina Demain


 

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